Paix et transformation Conflit

rdc- massacre de kasika: 23 ans après rien n’a évolué sur le plan juridique

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Il y a aujourd’hui 23 ans. La date du 24 août 1998 reste et restera gravé dans les mémoires des sud Kivusiens en particulier et des congolais en général. Ce jour là, un certain lundi, le territoire de Mwenga flotte entre les larmes et le sang.

Plus de 856 personnes pour certains rapports et entre 350 et 500 pour d’autres, sont massacrées entre Kilungutwe et Kasika sur un trajet d’à peu près 60km dans la chefferie de Luindi en territoire de Mwenga. Parmis les victimes, on avait dénombré les femmes et les enfants en majorité.

La famille du Mwami (roi) avait également péri dans ces événements malheureux. Le mwami François Mubeza tué et la reine Yvette Nyanghe enceinte des jumeaux avait été éventré.

Le Rassemblement congolais pour la Démocratie RCD- Goma soutenu par le Rwanda est toujours soupçonné jusqu’à ce jour d’être auteur de ces massacres. A cette époque où le gouvernement de Kinshasa faisait face à plusieurs rébellions dont le RCD dans l’Est, ces massacres seraient le fruit d’un règlement de Compte selon plusieurs langues.

Pendant cette période, plusieurs mouvements d’auto défense étaient en activité dans les territoires de Mwenga, kalehe, shabunda, Fizi, uvira, walungu et autres coins du Sud Kivu pour barrer route au RCD et ses alliés considérés par plusieurs personnes comme prédateurs des richesses que regorge le sol et le sous sol congolais. Selon plusieurs témoignages, quelques jours avant ce 24 août 1998, plusieurs officiers » rwandophones en majorité » pour le compte du RCD-Goma avaient été tués par des jeunes « Maï maï »( mouvement d’auto défense local) dans le territoire de Mwenga et alors pour se rendre justice, les frères d’armes se sont attaqués aux populations civiles et comme résultat : Massacres de Kasika.

mausolée ,ici sont enterrés certaines victimes du massacre de kasika.

23ans après, rien n’a évolué sur le plan juridique malgré différentes dénonciations des défenseurs des droits humains.

Laban kyalangalilwa l’un des natifs de Kasika reste convaincu que ces événements ne resteront pas impunis. Les coupables répondrons de leurs actes. Comme d’autres défenseurs,il plaide pour une justice transitionnelle.

Toute fois, il a profité de l’occasion pour remercier l’ex première dame de la République Marie olive lembe Kabila d’avoir construit récemment un mausolée a Kasika en mémoire des victimes.

olivier KITOGA

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