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Nord-kivu : marche anti-monusco, la société civile pense que le gouvernement doit assumer ses responsabilités

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Cette manifestation a commencé depuis tôt le matin de ce lundi 25 juillet 2022.

Depuis 5h du matin les routes étaient déjà barricadées par les manifestants qui exigent le départ de la Monusco.

Aux premières heures les boutiques, magasins et même le transport en commun ont été affectés par ce soulèvement populaire. Cette marche interdite par l’autorité urbaine à travers un communiqué la veille a été transformée en une manifestation populaire dans différents axes de la ville.

Les manifestants venus de plusieurs quartiers de la ville de Goma ont pris d’assaut les installations de la monusco. Des badauds se sont également invités dans cette manifestation et ont saccagés plusieurs biens de cette force onusienne.

La base logistique de la RVA située au quartier katindo n’a pas été épargné par ces manifestants. Dans plusieurs rues de la ville, les éléments de l’ordre étaient presque inexistants pendant les premières heures de cette journée, avant que ces derniers n’interviennent pour dispenser la population en colère.

Les manifestants en colère ne jurent qu’au départ de la mission de nations unies en République Démocratique du Congo qui n’arrive pas à répondre aux attentes de de la population.

 » Trop c’est trop la monusco doit partir nous ne savons pas pourquoi elle est encore là pendant qu’elle a faillit à sa mission, nous serons dans la rue jusqu’àce qu’elle parte. »

La société civile du Nord-Kivu quant à elle, condamne les actes des vandalismes de la part de certains manifestants qui ont agit par colère. John Banyenye pense que cette colère s’explique par le faite que la population est fatiguée des atrocités dans plusieurs coins de la province. Il pense que le gouvernement congolais devra assumer ses responsabilités face à toute cette situation. « Cette marche devrait être plus pacifique mais malheureusement il y a eu débordement, ce qui n’est pas bon. Je crois que si la population s’en prend à la monusco aujourd’hui c’est parce que la souffrance qu’elle traverse a trop perduré. Depuis vingt ans, la monusco est là mais la situation ne fait que se détériorer.

Il sied de signaler qu’aux environs de 15h, des coups de balles se faisaient toujours attendre dans plusieurs coins de la ville de Goma.

Elie Rumbo

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